Fédération PCF de l'Aude

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Le 9 MARS : mobilisation Limoux Narbonne Carcassonne

Limoux

«Non à la loi El Khomri !», «35 heures, ça suffit !» ou encore «Ne touchez pas au droit du travail». Les lycéens, hier matin, se sont fait entendre dans le centre-ville de Limoux .

Une quarantaine d'élèves du lycée Jacques-Ruffié et de l'institut Saint-Joseph se sont ensuite rassemblés devant le perron de l'établissement public.

Une réunion tenue sous l'œil du proviseur. «Si un élève sort, je le considère comme absent et je préviens ses parents. Si quelque chose se passe, je suis responsable».

Pour autant, Samantha, élève en terminale, a choisi de sortir de classe pour manifester. «Cette loi remet en cause le CDI, gage de stabilité sur lequel on construit notre avenir, on peut bâtir notre maison et notre foyer».

Paul, en terminale à Saint-Joseph, poursuit : «Je manifeste car on se bat aujourd'hui pour notre futur. Je ne veux pas d'une société ultralibérale, où les patrons auraient tous les droits, pourraient licencier facilement et les salariés devraient travailler quarante heures par semaine sans gagner davantage».

Une mobilisation préparée et encadrée par les jeunes militants communistes. «On a tracté en début de semaine dans les deux lycées de la ville, annoncent Fabien Manzanarès et Sabrina Fentous, membres des Jeunesses communistes. On a voulu créer un mouvement avec la jeunesse à Limoux, car il n'y avait aucun cortège de prévu». Après le rassemblement devant le lycée, les manifestants ont défilé une nouvelle fois en ville et ont scandé leurs slogans et brandi leurs banderoles.

 

Narbonne Carcassonne

Malgré la pluie, les syndicats ont fortement mobilisé (1200 personnes) hier de Carcassonne à Narbonne pour exiger le retrait du texte de loi de la ministre El Khomri. Les syndicats se préparent déjà à une grande manifestation et à une grève générale pour le 31 mars prochain.

Le s discours ont été durs, menaçants et empreints d'une véritable colère ! Plus de 650 manifestants à Carcassonne près de 500 à Narbonne, les syndicats promettent déjà un printemps particulièrement chaud. Hier, vers midi, les organisations syndicales, CGT, FO, Sud-Solidaire,FSU... avaient donné rendez-vous aux manifestants devant la permanence du député Jean-Claude Pérez à Carcassonne. Malgré la pluie, plus de 650 personnes s'étaient rassemblées pour dénoncer le projet de loi de la ministre Myriam El Khomri qui veut réformer le code du travail. Et là, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. «C'est un premier tour de chauffe», promet Alain Rousseau pour la CGT. «Nous n'accepterons jamais que le code du travail soit ainsi réformé, c'est nous condamner à mort. Après la loi de sécurisation de l'emploi, les lois Rebsamen, les lois Macron, le pacte de responsabilité le gouvernement achève son œuvre avec un cynisme noir, ces 53 articles sont terrifiants», a-t-il poursuivi alors que la foule hue les noms des différents ministres et des parlementaires Audois. «C'est une jeunesse sacrifiée, une jeunesse déjà dans la précarité et qui le sera toute sa vie, c'est inacceptable». Et de dénoncer la mise sur la touche des syndicats et ; «des salariés qui iront négocier avec un pistolet sur la tempe. C'est une déclaration de guerre nous demandons le retrait du texte», exige encore le syndicaliste.

Un printemps chaud ?

Les syndicats appellent déjà à une mobilisation de grande ampleur ainsi qu'un appel général à la grève pour le 31 mars prochain. «Si James Bond a un permis de tuer avec ce projet le patronat a un permis de licencier», s'est indigné pour Force Ouvrière, Marc Adivèze. «Un code du travail à la carte nous ne l'accepterons pas», a-t-il déclaré. À Carcassonne comme à Narbonne on a pu mesurer la détermination des syndicats et des salariés. Le 31 mars prochain. A Carcassonne, sous une pluie battante, les manifestants ont défilé dans les rues jusqu'au square André-Chénier promettant de se retrouver rapidement.

Le député J.-C Pérez s'est dit prêt à rencontrer les syndicats et à recevoir leur motion.