Urgences : « L’humain est sacrifié, les annonces sont loin de faire le compte

Urgences : « L’humain est sacrifié, les annonces sont loin de faire le compte  » (Fabien Roussel – PCF)

Après plus de six mois de grève, les annonces de Madame Buzyn, Ministre des Solidarités et de la santé ne répondent toujours pas à la crise profonde que vivent les personnels et les patients dans nos services d’urgence.

Au regard des coupes budgétaires imposées aux hôpitaux par le gouvernement Macron c’est 2 derrières années (1,5 milliard en moins en 2018 et 910 millions en moins en 2019), les 754 millions, sur 3 ans, annoncés sont loin de faire le compte !

A bout de souffle, en souffrance, les personnels alertent sur le manque de moyens humains et matériels.

Les services d’urgence sont saturés : 100 000 lits ont été supprimés en 20 ans alors qu’on comptabilise 21,4 millions de passages aux urgences aujourd’hui – on en enregistrait environ 10 millions en 1996. Deux tiers des maternités ont été fermées. De même, dans les EPHAD, il manque 200 000 emplois. Le monde de la santé publique va mal dans son sens le plus général et chaque jours, la vie des personnels et des patients est mise en danger.

Il est urgent d’apporter des réponses à la hauteur, à partir de la réalité des établissements de santé, bassin de vie par bassin de vie. Et surtout, commençons par stopper toute fermeture de lits, de services, de maternités.

C’est dans cet état d’esprit, qu’après un tour de France des Hôpitaux, les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi pour instaurer un moratoire contre les fermetures d’établissements, de services, de lits et contre l’arrêt des regroupements hospitaliers.

Notre système de santé est malade des politiques d’austérité. L’humain est sacrifié sous l’effet de coupes budgétaires et d’un mode de financement inadapté.

Le collectif inter urgence et les syndicats demandent une revalorisation des salaires de 300 euros net par mois, la réouverture de lits, et l’embauche de 10 000 postes pour les services d’urgences.

Nous sommes bien loin du compte, les communistes restent mobilisés, et soutiennent le mouvement de grève des urgentistes.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Paris, le 9 septembre 2019.

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